En dépit des divers commentaires des joueurs et du staff, j’ai le sentiment que l’OL n’a pas mis contre Boulogne tout l’engagement nécessaire pour l’emporter. Soit, les Lyonnais ont traité le promu avec une condescendance condamnable, soit ils ont fait le strict minimum pour ne pas entamer leurs forces, à quelques jours du rendez-vous de Santiago Bernabeu. C’était d’ailleurs le sentiment des Boulonnais à l’issue de la rencontre, plusieurs d’entre eux ayant avoué leur surprise de se trouver face à un adversaire aussi emprunté, avant de souligner que le match de Madrid était sans doute dans toutes les têtes.
Pour ma part, j’opterai également plutôt pour la deuxième hypothèse. Et je considère, que ce manque d’ambition symbolise parfaitement le potentiel limité du nouvel OL. Alors que leurs récents devanciers jouaient tous les matchs pour les gagner et faisaient régner la terreur chez les petits, ce Lyon à la sauce Claude Puel calcule ses efforts, joue petit, étroit, timide. Et bien moi, cet OL timoré m’agace. J’en ai assez de ces joueurs qui ne se sentent pas en mesure de se dépouiller le samedi soir contre Boulogne, puis de sortir « LE » match contre le Real ? Peut-être ont ils raison, mais je regrette ce nouvel état d’esprit étriqué qui n’a guère de similitudes avec la volonté hégémonique qu’affichait l’OL il y a quelques saisons.
Cette attitude est d’autant plus regrettable à mes yeux, que j’ai du mal à imaginer ce groupe sortir vainqueur de la Ligue des champions au mois de mai prochain. Dans ces conditions, le championnat doit rester une priorité, que l’adversaire se nomme Marseille, Bordeaux ou Boulogne. Et ce n’est pas en accélérant un peu pendant les 45 dernières minutes d’une rencontre, même contre un adversaire nettement plus faible, que Lyon va reposer sa patte sur la compétition.




Commentaires récents